COMMENTAIRE CRITIQUE AU RAPPORT COI (ONU) SUR LA SYRIE, PERIODE MAI-JUILLET 2013

06-01-special_session_Syria2COMMENTAIRE CRITIQUE AU RAPPORT COI (ONU) SUR LA SYRIE, PERIODE MAI-JUILLET 2013
 «Sources partiales, omissions, double standard, contradictions»
METHODOLOGIE COI ET CONTEXTE
–    Les sources. Depuis le commencement, fin 2011, COI s'appuie fondamentalement sur des membres de l'opposition armée (Lcc – Local coordination committees, déserteurs, « activistes », et leurs familles et soutiens). Ces gens, « témoins », donnent des événements (bombardements indiscriminés, sièges, massacres, violences) une version opposée à celle d'autres témoins sur place. Les 258 interviews « dans la région » et à partir de Genève via skype ne sont pas fiables : nous savons que le COI accepte aussi des appels téléphoniques de témoins anonymes ! Et les activistes de l'opposition ont l'habitude de beaucoup mentir, comme cela a été témoigné dans le passé.
–    Les « témoins » ne sont pas une évidence suffisante.
–    Même chose pour les O.N.G. internationales ou les gouvernements parce qu’eux aussi s’appuient beaucoup sur des témoins de l'opposition et leurs familles.
–    Même chose pour les vidéos, bien sûr nous ne pouvons pas voir les vidéos mentionnées par le COI, mais beaucoup de vidéos sur la Syrie a) ne montrent pas les coupables, seulement les résultats de la guerre, b) sont souvent fabriquées (par exemple celles sur les attaques chimiques ; et une des dernières vidéos simulait une « attaque au napalm sur une école » !!). De même, le COI ne semble pas prendre en considération les vidéos avec auto accusation par les groupes armés…
–    En tout cas avec cette sorte de sources les « critères de preuves » ne sont pas respectés.
–    Comment le COI peut-il dire que l'opposition essaie d’entraver les islamistes ? Ils travaillent beaucoup ensemble.

 SUR LA RESPONSABILITE (POINTS 191-194)
–    il y a très clairement « double standard » parce que 1) quand le COI accuse le gouvernement, ils accusent toujours les « forces gouvernementales et pro gouvernementales » (mais comment le gouvernement est-il responsable pour tous les actes de ses citoyens ?) ; 2) tandis que quand le COI accuse (beaucoup moins) l'opposition, il dit toujours « quelques » forces de l'opposition, et donc il n'y a pas de responsabilité générale…
–    Pour le COI les forces gouvernementales ont commis « des crimes contre l'humanité » (et des crimes de guerre et des violations de la loi internationale), tandis que les forces de l'opposition n'ont pas commis de crimes contre l'humanité…

MASSACRES, NETTOYAGE ETHNIQUE, KIDNAPPING, VIOLENCES SEXUELLES, TORTURES (points 40-100)
–    La Commission ignore totalement le nettoyage ethnique commis par les groupes armés, les crimes contre l'humanité qui ont vidé des villes et des villages.
–    Violences sexuelles : pourquoi le COI accuse-t-il les forces gouvernementales et pro-gouvernementales de violences sexuelles et aucune accusation n’est faite aux forces de l'opposition ? D'autre part le COI admet qu'il est difficile de le prouver.

VIOLATIONS DES DROITS DES ENFANTS
–    COI dit que la majorité des enfants ont été tués pendant des attaques indiscriminées et des bombardements aériens. Mais s'ils sont tellement indiscriminés, pourquoi le COI donne-t-il la liste de quelques cas seulement pour cette sorte de victimes ? 
–    L’accusation de torture des enfants dans les prisons du gouvernement est venue de détenus de l'opposition armée, est-ce fiable ?

VIOLATION CONCERNANT LA CONDUITE DES HOSTILITES
–    Des sources COI parlent d’« attaques aériennes et bombardements indiscriminés par les forces gouvernementales » : MAIS … 
–    Les forces gouvernementales sont accusées par les sources COI  de ne faire aucune distinction entre les cibles civiles et militaires, mais l'opposition tend à appeler aussi « civils » les combattants.
–    Nous n'avons pas encore beaucoup de détails sur les cas rapportés mais 1) dans beaucoup de sites bombardés il n'y a plus de civils ;2) si les bombardements étaient si indiscriminés partout, pourquoi les forces gouvernementales prendraient des mois pour regagner du terrain ? (Le COI dit aussi que l'opposition a de petites armes…) ; 3) des accusations faites par des soldats qui ont fait défection (314) sont-elles fiables ? ; 4) est-il probable que l'Armée nationale bombarde des personnes déplacées sans objectif militaire ? ; 5) où sont les évidences de l'utilisation de bombes à fragmentation et de barrel bombs ?
–    COI minimise un crime majeur commis par l'opposition armée, un crime qui est à la base de cette sorte de guerre : les groupes armés se cachent parmi les civils et dans des zones résidentielles, en prenant des otages humains.
–    Le double standard est appliqué aussi par le COI au phénomène des snipers. S'ils appartiennent à des groupes de l'opposition, on dit seulement « le COI a reçu des rapports que… »; s'ils appartiennent à l’autre côté, on le présente comme sûr à 100 %.
–    Les attentats suicide et autres attaques terroristes : le COI ne les appelle pas « terrorisme » mais « crimes contre la loi avec des auteurs inconnus » (points 134-135): 
–     COI dit que les forces gouvernementales attaquent des hôpitaux (138 – 148). Mais où sont les témoins ? Et notez que, comme le dit COI, normalement se sont des « hôpitaux de campagne » faits par les rebelles armés pour traiter leurs blessés, et normalement ces hôpitaux ne peuvent pas être identifiés comme tels par les instituts médicaux, ils sont juste placés dans les campements de l'opposition armée.
–    Le COI ignore une vidéo du ministère syrien de la Santé qui fait la liste de tous les hôpitaux visés par l'opposition armée.
–    Le COI accuse l'armée syrienne d'occuper des hôpitaux. Mais c'est la même chose en ce qui concerne l'opposition.
–    Les infirmières de Damas disent au COI que les membres de l'opposition qui vont dans les hôpitaux pour être soignés sont torturés ou tués ; mais la même accusation a été soulevée il y a longtemps et les médecins syriens l'ont rejetée.

Armes illégales
–    Le COI a reçu des allégations propos de l'utilisation d'armes chimiques (avant le 21 août) essentiellement par les forces gouvernementales. MAIS le COI explique qu'il ne peut pas identifier ceux qui ont utilisé ces armes ni les circonstances ou la sorte d'armes utilisées. Le COI devrait expliquer aux médias qu'ils ont mal interprété ses mots, en disant que le COI accuse surtout le gouvernement. À l'opposé, même les médias occidentaux comme par exemple Alex Thompson, et pas seulement les rapports russes, tendent à accuser l’opposition armée pour des cas précédents comme l'attaque de Khan el assal en mars.
–    Ou sont les évidences de l'utilisation de bombes à fragmentation ?
Sièges
–    Le COI établit que très souvent les forces gouvernementales ont assiégé des villes et des villages, coupant l'approvisionnement de nourriture, d'eau et de médicaments et visant les conduites d'eau. Il établit que les forces gouvernementales ont brûlé les récoltes et les animaux (180 – 186). Mais où sont les évidences des faits et des coupables ?
–    Au contraire, le COI ignore le siège de beaucoup de zones à Alep de la part de l'opposition et établis par des sources fiables. Ces zones mouraient de faim.
ANNEXES
FOCUS SUR LES MASSACRES
–    dans tous les cas de « massacres » attribués aux forces gouvernementales, COI établit qu'il y a « un fondement raisonnable » pour croire que les coupables étaient les forces gouvernementales. Mais est-ce que cette « croyance » est suffisante pour accuser de massacres ?
–    En ce qui concerne le massacre de Jdeyat Fadel, il faut savoir que même l'opposition non armée a établi que ceux qui ont été tués étaient des hommes armés à part une famille qui a été utilisée comme boucliers humains.
LES FAITS DE AL QUSAYR
–    NB: il semble très évident que toute la narrative du COI  sur al Qusayr vient entièrement de sources de l'opposition. D'autres sources disent exactement le contraire en ce qui concerne la responsabilité des crimes de guerre, des sièges, le ciblage des civils.
–    
–    Il n'y a aucune évidence que l'armée syrienne ait mit le siège et affamé des civils à cet endroit.
–    La plupart des civils ont fui longtemps avant et le COI ne mentionne pas le nettoyage ethnique qui a visé en particulier des chrétiens.
–    S'il était vrai que l'Armée ait visé et bombardé si lourdement, comment est-il possible qu'il ait fallu un an pour reprendre la ville ? Et le COI établit que l'offensive a coûté la vie à 450 personnes parmi lesquelles la moitié étaient des gens armés… Est-ce que ce n'est pas trop peu, pour une attaque indiscriminée avec un siège ?
–    Le COI admet qu'il ne sait pas qui a tué les civils par le feu à Qusayr.
–    Dans les jours de l'offensive finale par l'Armée syrienne, des civils ont fui la ville à travers les check-points de l'Armée, et le COI a établi que dans la ville étaient restés seulement les combattants et des femmes liées à eux, probablement utilisées comme boucliers humains (point 20). Cependant l'armée visait essentiellement des ennemis armés.
–    
–    Il n'y a aucune évidence que le Hezbollah ait frappé des membres de l'opposition blessés et au contraire, il y a des témoins qui disent que le Hezbollah a même envoyé des ennemis blessés dans des hôpitaux libanais pour être soignés.
–    des vidéos et des témoins montrent des résidents de Qusayr qui remercient l'armée d'avoir libéré la ville, et qui retournent dans la région.

Potrebbero interessarti anche...